Perruche à collier, Héron cendré, Renard roux…
Dominés par des montagnes de béton, on imagine le monde urbain comme une jungle inhospitalière, où seuls les moineaux domestiques, les pigeons bisets et les rats résident en quête de nourriture.
À y regarder de plus prêt, le monde du Vivant est partout et partage notre vie quotidienne sans même que l’on s’en aperçoive, à quelques encablures de nos immeubles.
Des petits habitants évoluant à nos côtés, parfois injustement mal-aimés, et pourtant bien utiles.
Il y a bien là des vies qui vibrent et s’animent, si l’on prend le temps d’ouvrir nos sens.
La nature en ville, c’est une nature avant tout résiliente, qui s’adapte tant bien que mal à des environnements changeants, parfois bien loin de ressembler à leurs milieux naturels.
Yann Crochet, photographe parisien, nous fait découvrir par son regard, cette nature insoupçonnée.
Il a immortalisé toutes ces rencontres singulières qui animent sa passion.
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Portrait du
photographe,
à l’affût

Dans l’imaginaire collectif, les milieux urbains sont des endroits quasi-stériles, qui échappent presque aux lois de la nature.
Pourtant, il ne faut pas oublier que, malgré nos avancées technologiques et l’artificialisation de notre mode de vie, nous faisons partie de ce tout et partageons un monde commun avec les autres vivants non-humains.
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Grenouille verte,
se délectant d’un papillon



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Grand cormoran,
exerçant son
plus beau bâillement
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Renard roux, regardant l’horizon
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Bernache
du Canada,
parmi les jonquilles


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Une autre
Bernache
du Canada,
se reposant
l’espace d’un
instant au milieu
des pâquerettes
Oui, vous ne rêvez pas, ce sont bien des clichés pris en plein Paris, la plus grande ville de France.
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Écureuil roux,
visiblement surpris

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Héron cendré,
exhibant sa calotte
naturellement couronnée


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À nouveau un
Héron cendré,
aucunement gêné
d’avoir pris une
barque rien que
pour lui
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Canard colvert,
survolant une
étendue d’eau

Que ferions-nous sans les parcs, les arbres offrant leur ombre au détour d’une ruelle, ou des séjours à la campagne quand nous ressentons le besoin de nous éloigner de l’agitation du quotidien ?
Ce sentiment de bien-être profond, cette bouffée d’oxygène est un lien inné envers la nature appelé la biophilie, car elle nous accueille sans discriminer, nous protège et nous rassure.
Il ne s’agit pas juste de s’émerveiller à la vue d’un animal, mais aussi de rendre contre que la beauté du Vivant est là, sous nos yeux, et c’est en la protégeant durablement que nous pourrons la contempler tout au long de notre vie.
Car pour être heureux en ville, nous avons besoin de ces interactions biologiques naturelles, cette reconnexion si importante pour notre santé physique et mentale.
Cette interdépendance montre notre appartenance à cet équilibre fragile et complexe.
Prendre soin de ces éléments vitaux qui composent notre environnement, c’est prendre soin de nous.
> Retrouvez les photographies de Yann Crochet en vous rendant sur son compte instagram :


