Victimes des tempêtes

Pour les populations de Macareux moine (principale espèce touchée, déjà classée comme vulnérable sur la Liste Rouge de l’UICN) qui ont été entraînés par les tempêtes, c’est un drame.
Ces événements surviennent à une période où ils vivent en pleine mer, sans échappatoire face aux vents violents et aux vagues déchaînées.

Au total, 28 000 d’entre eux ont été recensés par la LPO et sur le site de faune-france.org, pour la plupart morts ou dans un état critique. Ceux qui ne survivent pas sont emportés par l’épuisement et l’hypothermie.

Rien qu’en France, 8 000 d’entre eux ont été signalés sur la période du 1er au 16 février 2026 (chiffres LPO) et 2 500 ont pu être accueillis par les équipes de terrain.

C’est depuis la mi-janvier 2026 que l’on constate un nombre alarmant d’oiseaux pélagiques (de la famille des Alcidés) échoués sur l’ensemble des côtes Atlantique, de la Grande-Bretagne au Portugal.

Crédit photo © Réseau CDS – Sébastien Pierre
Crédit photo © Réseau CDS – Sébastien Pierre

Grâce à un élan de soutien et une vaste mobilisation des soigneurs et bénévoles, ainsi que des riverains et riveraines prospectant les plages à la recherche de survivants, plusieurs centaines de vies ont pu être sauvées.

Les centres de soins du Sud-Ouest font leur maximum pour accroître les chances de survie de ces individus, mais les moyens financiers et humains nécessaires pour prodiguer tous les soins nécessaires (chauffage, réhydratation, nourrissages progressifs, caisses d’accueil et de transport…) sont très conséquents.
> A titre d’exemple, la prise en charge d’un Macareux moine coûte environ 300 €.

La plupart saturent et dépassent largement leur capacité d’accueil maximale et croulent sous les appels et signalements.

Crédit photo © Réseau CDS – Sébastien Pierre

Un centre de stabilisation d’urgence des oiseaux échoués a d’ailleurs été mis en place par le Réseau des Centres de Soins pour la Faune Sauvage à Capbreton, avec une équipe composée de professionnels venus du CSFL, du centre de soins Beauval Nature, du Tétras libre, du GORNA, de SNA ainsi que d’une vétérinaire bénévole.

Côté infrastructures, l’Association La Belette a également subi d’importants dégâts suite aux intempéries.

Pourquoi la situation inquiète ?

Crédit photo © Walter Baxter

Cet épisode météorologique très long et les pertes qu’il entraîne, bien qu’il ne soit pas sans précédent, préoccupe les milieux ornithologiques.
En 2014, à la même période, 50 000 Alcidés étaient alors décédés sur le littoral français.

Parmi les facteurs aggravants biens connus : le changement climatique.
Un mal supplémentaire pour les oiseaux pélagiques qui subissent déjà les effets de la pêche intensive (prises accidentelles dans les filets et surpêche des animaux marins dont ils se nourrissent).

Crédit photo © Réseau CDS – Sébastien Pierre
Crédit photo © Réseau CDS – Sébastien Pierre

Plus que jamais, votre soutien est extrêmement précieux pour aider ces victimes accidentelles, pour ces animaux, sans oublier les hommes et les femmes sans qui tout cela n’aurait pas été possible.
Ce qu’il est possible de faire à l’échelle d’un citoyen : répondre aux appels à dons (fonds, logistique, matériel).

N’oubliez pas que vous pouvez bénéficier d’une réduction fiscale sur vos dons, ainsi, une dépense de 20€ ne vous reviendra qu’à 6,80€.
Même 1€ peu faire la différence pour ceux qui ont peu de moyens.

Vous pouvez également contribuer au recensement des échouages grâce à l’application mobile ICAO.

En cas de découverte d’un oiseau affaibli sur les plages, contactez au plus vite le centre le plus proche de chez vous (voir carte du réseau).
Ne manipulez l’animal que sous autorisation et s’il est réellement en danger, avec un tissu et en suivant les instructions qui vous seront données.

Pour consulter les collectes de dons des centres de soins :